Le 24 septembre 2005, à 07h42 locales, une pilotine du port autonome de Bordeaux et le navire de recherches COTE d'AQUITAINE ont alerté le CROSS Etel d'une pollution par hydrocarbures constituée d'aglomérats d'apparence lourde de 2000 mètres de long sur 400 mètres de large à 1,2 mille nautiques dans le Sud-Ouest de la pointe de Terre-Nègre, commune de Saint-Palais sur Mer (17).

Les préfets des départements de la Gironde puis de la Charente Maritime ont déclenché le plan POLMAR Terre.

Une dispersion naturelle semblant peu probable d'après les premières informations recueillies, le navire d'alerte antipollution ALCYON, ainsi que le BSAD ARGONAUTE ont immédiatement reçu ordre de se préparer à appareiller de Brest dans les meilleurs délais après embarquement des moyens de lutte adaptés.

Par ailleurs, différents moyens aériens (hélicoptères de la sécurité civile Dragon 17 et Dauphin de service public de la Marine nationale de La Rochelle, avion de surveillance des pollutions POLMAR 3 des Douanes) ont été engagés ou mis en alerte.

Une vedette de la Gendarmerie maritime a également appareillé de La Rochelle et sera sur zone à 13h00.

A ce stade, la nature et la surface limitée de la pollution n'appellent pas la mise en oeuvre du plan POLMAR Mer.
Une prévision de dérive de la pollution, fournie par le CEDRE, indiquait que les premiers éléments de cette nappe discontinue devaient atteindre le littoral de la Charente Maritime (côte nord de l'ouvert de l'estuaire de la Gironde) très rapidement.